L'oeuvre de Bernard Chasse
> En 1971 : Poèmes (18 poèmes baroques) avec la claveciniste Marcelle Charbonnier - Disque
> En 1973 : Poèmes II (19 poèmes grecs) avec la claveciniste Marcelle Charbonnier - Disque
> En 1973 : Les Hippies
Mieux vaudrait que je fusse aveugle à Grenade avec Marcelle Charbonnier - Reprise du premier disque
> En 1974 : Huit Grand Psaumes
A l'orgue et aux percussions : Fabien Chevallier du groupe de l'abbé Guy de Fatto - Disque
> En 1975 : Trois Poèmes pour Jérusalem
Au violon : Maurice Karachevsky du groupe yiddish Ben Zimet - Disque
> En 1977 : Dire la devise de t'aimer - Livre de bibliophilie (Fequet Baudier)
> En 1977 : Pour Santiago, une ville de Printemps et d'Oiseaux
Rêver, à Paris - Chansons. Arrangements de François Rabbath, grand prix du disque - Disque Pathé Marconi
> En 1983 : L'Aventurier
Interprètes : Christine Sandre et Denis Manuel, Musique : François Rabbath - Cassette Audio EMI
> De 1981 à 1987 : très nombreux poèmes parus dans la revue "Présence des Lettres et des Arts"
> En 1993 : création du Fonds Bernard Chasse à la Bibliothèque George Sand de l'Haÿ-les-Roses par M. Patrick Sève, Maire de l'Haÿ-les-Roses.
"Il m'apparaît important que nous puissions sauvegarder un tel patrimoine culturel dans notre cité." (extrait de la lettre de M. Patrick Sève le 7 octobre 1993)
> En 1996 : fondation par Bernard CHASSE de l'Académie de Poésie Guillaume de Lorris
> En 1998 : publication de l'ouvrage L'Haÿ-les-Roses, une colline inspirée (ou Le Livre des Secrets)
En collaboration avec le dessinateur André Taupin et sous l'égide de l'Assocation des Amis du Vieux L'Haÿ
> Expositions de manuscrits et de dessins :
- Galerie Marthe Nochy (93 rue de Seine 75 006 Paris)
- Bibliothèque de Massy (Ecole Nationale Supérieure des Bibliothécaires)
> Manuscrits et dessins de Bernard Chasse dans des collections privées : en France, aux U.S.A., en Grande Bretagne, au Japon, au Canada, en Espagne, en Suisse, en ex-Tchécoslovaquie, en Hongrie, en Algérie, aux Pays-Bas, en Italie, au Maroc …
L'œuvre de Bernard Chasse non publiée comporte un nombre considérable de poèmes, 22 romans, des dessins, des musiques, …
Le tout peut être dit, théâtralisé, filmé, illustré (dessins, photos).
LA RENCONTRE D'ARI ET DE BERNARD CHASSE
Extrait de l'ouvrage " L'amour n'oublie jamais " d'ARI, Paris, Pauvert, 2 001, p. 142-145
Récit d'ARI :
" Je m'acharnais, je voulais que mes poèmes soient publiés. C'est alors que le destin plaça sur ma route le responsable de la revue Présence des Lettres et des Arts, qui avait fréquenté mon père en culottes courtes. Bernard Chasse, poète également, n'eut aucun mal à déchiffrer mes hiéroglyphes clandestins. Il lui était également naturel de prendre les hasards et les coïncidences comme balises de ces champs magnétiques où nous allions sinuer librement des années durant - les arcanes de la poésie savaient raccorder l'improbable à la source du destin. Le poète habitait L'Haÿ-les-Roses, une commune limitrophe de Bourg-la-Reine. Son modeste petit pavillon, à deux pas de la Roseraie, était un temple pasolinien dédié à la beauté transgressive. En ces terres banlieusardes, mornes et cachottières, la baraque tout de guingois de Bernard, dissimulée dans un minuscule trou de verdure hanté par une meute de chats céliniens, était une incongruité absolue. Sur les murs, des icônes en quadrochomie d'Apollons, des photos à la Pierre Molinier, des reproductions de peinture, et partout des livres, des souvenirs, des papiers, des secrets.
Bernard évoqua avec beaucoup de plaisir la période où il avait connu mon père, lorsque tous les deux faisaient partie de la " Caravane de la montagne ". Il se souvenait avec un attendrissement amusé de leurs aventures. Mon père, déguisé en fille, avait médusé un paysan.
Le poète de L'Haÿ m'aima comme un frère de poésie. Il m'écoutait, me soutenait dans mes élans extatiques et mes tâtonnements lunaires. Mes expressions hermétiques étaient des clefs qui lui révélaient des significations sur ma propre vie, et son éclairage me semblait plausible.
" J'ai fait la connaissance d'Ari quand il avait dix-neuf ans. C'était un après-midi de soleil, à Bourg-la-Reine, dans la boutique de cadeaux précieux que tenait sa grand-mère, avenue du Général Leclerc. Ari était assis et, le visage furieux, s'obstinait à cacheter à la cire un envoi de poèmes qu'il faisait à la Société des Gens de Lettres. Dès qu'il me fut présenté, son visage s'éclaira et j'eus devant mes yeux le plus beau visage qui fût au monde. J'en fus fléché dès l'abord.
Il est des rencontres du destin dans la vie des êtres humains, notre destin est inscrit dans les étoiles du monde spirituel. Je sus que notre rencontre à Ari et à moi était de cet ordre là : c'était une rencontre d'éternité, une rencontre voulue par Dieu. Les poètes ne seraient pas poètes s'ils ne croyaient pas aux signes.
Ari, quelques semaines plus tard, vint me voir à l'impromptu : la nuit qui précéda sa visite fut une nuit exaltée où je fus transporté de joie, comme l'écrit saint Paul dans l'une de ses épîtres. N'était-ce pas un signe du Ciel que cela, que ce signe qui m'égalait à l'apôtre le plus fou qui soit avec saint Jean ?
Ari vint donc me voir à L'Haÿ dans ce qu'il appelle " mon petit Paradis ", mon jardin de rêve et ma vieille maison. Quand je fus à la porte du jardin, le jeune homme de dix-neuf ans me parut en avoir seize : tache de brahmane sur le front, visage avenant, cheveux de magnificence : j'avais devant moi un être solaire, moi qui aime tant la nuit.
Ari m'apportait des poèmes qu'il avait écrits. Je les ai lus avec avidité. Je les trouvais fort beaux, éblouissants même dans leur forme déhanchée, dans leur style tout en litote, passion retenue, arcanes qu'il fallait déchiffrer.
Rimbaud était devant moi, j'étais Verlaine. Je fis publier, dès que cela me fut possible, les poèmes d'Ari dans la revue Présence des Lettres et des Arts.
Plus tard un autre signe surprenant m'advint. J'avais écrit un poème qui commençait ainsi :
Ari et moi, nous sommes nés
Au temple des miroirs.
J'ignorais qu'un pareil temple existât. La formule poétique m'était venue comme naturellement.
Quelques semaines passèrent. Je me trouvais sur le boulevard Saint-Michel, à Paris, chez Gibert ; un ami me tendit un livre : quelle ne fut pas ma surprise extrême : ce livre avait pour titre Le Temple des miroirs.
Y avait-il une chance sur dix milliards qu'il y ait conjonction entre mon poème et ce " Temple " dont j'ignorais l'existence ? Or cette conjonction s'était réalisée, avait eu lieu. Cela me troubla au plus haut point, d'autant que le Temple des miroirs, comme je l'appris, est le temple sacré des jaïnistes, lesquels pratiquent la plus ancienne des religions de l'Inde : les jaïnistes croient aux réincarnations et à la métempsycose.
Grande, fut donc ma surprise ! J'en conclus qu'entre Ari et moi existait un lien mystérieux, indépendant de notre volonté : une sorte de mariage mystique en quelque sorte.
D'autres signes vinrent me confirmer que nous étions pour ainsi dire, Ari et moi, complémentaires : l'un n'allait pas sans l'autre. Je ne pouvais m'abstraire de tout ce qui lui arrivait… ".
Poèmes de Bernard CHASSE
mis en musique
Par M. Colin GILLET :
En 1980
1. Au Jardin Bleu
2. Les Roses Rouges
3. L'Enfant qui rêvait
4. L'Amour Fou
5. Avec mes Mots
6. Au Pas de tes Oublis
7. La Rose et la Flamme
8. Le Vin
9. Mourir d'un Baiser
10. Quand tu regarderas l'Océan
11. que Sommes-Nous
12. Que Sommes-Nous
13. Le Temps des Mécréants
14. L'Aventurier
15. Au Bois des Rouvres
En 2005
16. L'Arbre de Lumière
17. Sophia
18. Prince
19. Princesse
20. Le Chant des Abysses
21. Où ne mourait jamais la Rose
22. Le Sonnet des Adieux
23. Samarkand (L'Alpha et l'Omega)
24. " En la baillée " des Roses
Par M. Philippe DAVERAT (2008)
1. En mon Jardin de Rêve
2. Une Rose
3. En le Parc de l'Haÿ
4. Demoiselles qui dansez
5. Tout Soupire
6. L'Appel du Printemps
7. Naïade
8. Ces cinq Villes d'Octobre
9. En la Douceur du Verger Gris
10. Je connais par mon Amour
11. Quand tout est Émeraude
12. En la Forêt d'Éternité
13. Quand tu regarderas l'Océan
14. L'Arbre de Lumière
Poèmes de Bernard CHASSE qu'il a lui-même mis en musique
- Pour Santiago, une ville de Printemps et d'Oiseaux
- Rêver, à Paris
- L'Indienne à la Rose (Valse)
- Le temps s'est fait gris pour les Amours (Valse)
- La Reine de Saba
- Il portait un jean troué
- T'es la Grande Roue (Valse musette)
- Le Tage aura toujours vingt ans (Valse)
- C'est la danse la danse
- Remonter à la source (Ballade)
- Je t'aime tant que j'en tremble (Valse à un temps)
- Les lilas de mai
- Hagios O Theos
- Zachée
- Crois à la Rose et bois le Vin (Valse lente)
- Un amour qui passe
- Le chant de Vanessa et d'Aldo
- Nous ne mourrons jamais
- Pour un Magnificat sautillant
- Pour reconstruire le Monde
- La chanson pour Jérusalem
- La chanson du Troubadour
- Demande-le au vent
- Au jardin gris (Barcarolle)
- Fenimore Cooper a peur
- Shaddaï
- Ne m'oublie jamais
Comment nous contacter :
3, av. Jules Gravereaux, 94 240 L'Haÿ-les-Roses
Présidente : Sophie HASQUENOPH